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L’État français a accordé un prêt pour aider une plateforme marocaine accueillant des activités de service. Une association estime que le gouvernement favorise ainsi les délocalisations. L’État s’en défend.
Le prêt vise à désendetter une société affirme l’AFD
Régis Granarolo, président de l’Association professionnelle des informaticiens, la Munci, fulmine. A ses yeux, l’accord est un encouragement à la «re-délocalisation» alors que près de 36.000 informaticiens sont au chômage en France. Il confie au Parisien-Aujourd’hui en France qu’une «mobilisation nationale» pourrait être organisée. De son côté, Manuel Jacquinet, chargé de mission auprès de Jean-Louis Borloo en 2004 pour développer la filière centres d’appels en France et auteur d’un rapport visant à créer 15.000 emplois en France a adressé une lettre ouverte à Laurent Fabius (ministre des Affaires étrangères) et Pierre Moscovici (ministre de l’Economie) intitulée «100 millions d’euros prêtés par le gouvernement français pour installer des centres d’appels ou de BPO à Casablanca - et moi, et moi?». Selon lui, l’aide va «favoriser encore plus la délocalisation des deux seules industries tertiaires qui créent le plus d’emplois depuis des années: celle de l’informatique, et celle des services clients et hotlines téléphoniques».
Contacté par Le Figaro, Joël Daligault, directeur de la représentation au Maroc de l’AFD, défend les accords signés. Il soutient que les prêts octroyés ne visent pas à financer de nouvelles activités Offshoring ou de centres d’appel mais «à permettre à la société Casanearshore, filiale à 100% de Medz, de se désendetter auprès des banques locales. L’objectif est de permettre à d’autres filiales d’accéder à des prêts bancaires locaux».
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